Le Ministère de l’Industrie pharmaceutique a franchi une étape décisive dans sa stratégie de modernisation. L’autorité tutelle a annoncé, hier, le lancement imminent de l’évaluation finale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Cette procédure cruciale vise l’obtention par l’Algérie de la norme NM3, également connue sous le nom de niveau de maturité 3. Le calendrier est désormais fixé puisque cette évaluation débutera officiellement en septembre 2026.
Une ambition stratégique pour les vaccins et les médicaments
Cette certification ne constitue pas une simple formalité administrative. Elle représente un véritable objectif à atteindre pour le secteur dirigé par le ministre Ouacim Kouidri. La norme NM3 concernera directement la production locale des médicaments et des vaccins. Cette distinction garantira la conformité du secteur aux standards internationaux les plus exigeants.
La réunion tenue récemment entre le ministre et M. Phanuel Habimana, représentant de l’OMS en Algérie, a permis de sceller cette dynamique. Les deux parties ont qualifié leurs échanges de constructifs et stratégiques. Ils ont ainsi abordé le processus en cours ainsi que les prochaines étapes nécessaires à la certification de la réglementation pharmaceutique algérienne.
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Un pilotage rigoureux sous la supervision du Pr Boudis
Le ministère a expliqué que cette rencontre a permis d’examiner le degré d’avancement des travaux. Une mission nationale d’auto-évaluation des systèmes de contrôle du médicament est actuellement en cours. Cette action s’inscrit pleinement dans le processus visant à décrocher la certification de l’OMS. Elle étudie précisément le degré de conformité du secteur aux normes appliquées par l’industrie pharmaceutique mondiale.
Plusieurs institutions clés participent à cet effort collectif. L’Agence nationale des produits pharmaceutiques (Anpp) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anss) contribuent activement au dossier. L’Institut Pasteur et le Centre national de pharmacovigilance et de matériovigilance (CNPM) apportent également leur expertise technique. Désormais, le professeur Abdelhakim Boudis, expert en chimie analytique, supervisera l’ensemble de ces travaux.
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Vers une ouverture sur les marchés internationaux
Les conclusions de l’atelier d’auto-évaluation seront rendues publiques au cours du mois de septembre 2026. Cet accord a été acté avec le représentant de l’OMS. Ces résultats ouvriront la voie au lancement de l’évaluation finale. Des experts sélectionnés directement par l’OMS meneront cet examen décisif.
L’obtention de cette norme apportera une valeur ajoutée significative à l’industrie du médicament. Le Pr Abdelhakim Boudis avait récemment souligné cet impact potentiel lors d’une déclaration à la presse spécialisée. Cette certification bénéficiera tant au marché local qu’à l’orientation exportatrice du secteur.
L’industrie pharmaceutique algérienne couvre aujourd’hui près de 80 % des besoins du marché intérieur. Elle dispose donc d’une base solide pour évoluer. Grâce à cette future certification, le pays sera en mesure d’investir de nouveaux marchés étrangers. Cette avancée consolidera la position de l’Algérie en tant que acteur régional majeur dans le domaine de la santé.
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