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Algérie : Le ministère impose aux fournisseurs un suivi strict pour 8 catégories d’équipements médicaux

Algérie : Le ministère impose aux fournisseurs un suivi strict pour 8 catégories d’équipements médicaux

Le ministère de la Santé franchit une étape décisive dans la sécurisation du parcours de soins. Une nouvelle directive officielle, datée du 28 juin 2026, instaure un dispositif national de surveillance rigoureux pour les équipements de santé les plus sensibles.

Cette mesure vise à garantir la disponibilité opérationnelle constante des machines vitales au sein des établissements publics de santé. Elle répond à l’impératif de prévenir toute rupture de service qui pourrait compromettre la prise en charge des patients.

Une obligation de transparence pour les fournisseurs et mainteneurs

Cette instruction s’adresse directement aux opérateurs économiques responsables de la fourniture, de la maintenance et du service après-vente des dispositifs médicaux. Le Secrétaire général du ministère fixe désormais une obligation légale de reporting régulier. Les Directions de la santé et de la population (DSP) recevront cette information pour assurer le suivi territorial de la mesure.

Les entreprises concernées doivent transmettre chaque jeudi avant 16 heures un état détaillé du fonctionnement des équipements sous leur responsabilité. Elles utiliseront un formulaire Excel standardisé fourni par le ministère. L’envoi des données se fera exclusivement par courrier électronique. Ce processus rigoureux permet à l’administration centrale d’obtenir une vision consolidée et actualisée du parc technologique stratégique.

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Huit catégories d’équipements vitaux sous haute surveillance

La note ministérielle cible spécifiquement les appareils dont l’indisponibilité impacte majoritairement les activités hospitalières. Huit catégories d’équipements stratégiques figurent sur la liste annexée à la directive. Ces dispositifs couvrent des spécialités médicales essentielles comme l’oncologie, la cardiologie interventionnelle, l’imagerie médicale, la médecine nucléaire, la radiologie et la néphrologie.

Le dispositif inclut les accélérateurs de particules dédiés à la radiothérapie ainsi que les scanners de simulation utilisés pour la planification des traitements. Les appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM) et les scanners de diagnostic (TDM) font également partie du périmètre surveillé. La liste comprend encore les angiographes de cathétérisme pour la cardiologie interventionnelle, les gamma-caméras de médecine nucléaire et les équipements de tomographie par émission de positons (TEP Scan). Les salles de radiographie conventionnelle et les générateurs d’hémodialyse complètent cet ensemble critique.

L’indisponibilité de ces machines peut entraîner des retards diagnostiques significatifs. Elle provoque aussi le report d’interventions thérapeutiques ou l’interruption de traitements vitaux. Le nouveau système facilite l’identification rapide des dysfonctionnements et améliore le suivi des délais d’intervention technique.

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Un suivi mensuel des contrats pour optimiser la gestion du parc biomédical

Le ministère complète ce dispositif hebdomadaire par une seconde note exigeant un suivi mensuel des contrats. Les opérateurs doivent transmettre chaque dernier jeudi du mois un état détaillé des contrats d’acquisition et de maintenance conclus avec les établissements publics. Cette obligation supplémentaire renforce la traçabilité des équipements tout au long de leur cycle de vie complet.

Cette approche parallèle permet d’anticiper les besoins de maintenance préventive. Elle améliore la coordination entre l’administration et les opérateurs économiques privés. L’objectif final reste l’optimisation de la disponibilité des équipements stratégiques au sein des hôpitaux publics.

Vers une modernisation globale de la gestion hospitalière

Cette démarche s’inscrit dans une stratégie globale de modernisation de la gestion des équipements biomédicaux. Le ministère cherche à garantir la continuité absolue des soins pour tous les patients. La réduction des délais d’intervention technique constitue un axe majeur de cette réforme. L’amélioration de la performance des plateaux techniques hospitaliers représente l’aboutissement logique de cette politique publique.

Le dispositif entrera en vigueur immédiatement suite à la publication de la note du 28 juin 2026. Les opérateurs économiques disposent donc d’un délai très court pour s’adapter à ces nouvelles exigences administratives. La conformité à ces règles deviendra un critère essentiel dans l’évaluation de la qualité de service des fournisseurs d’équipements médicaux.

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Auteur

Nabil Nahlil

Nabil est journaliste, chef d’édition et créateur de contenus, avec une expérience particulière dans le secteur de la santé et du matériel médical. À travers ses activités éditoriales et professionnelles, il a développé une bonne connaissance de l’écosystème médical en Algérie, de ses acteurs, de ses enjeux et des besoins des professionnels de santé, notamment dans le domaine des équipements et dispositifs médicaux.