Un nouveau guide renforce la lutte contre les produits pharmaceutiques falsifiés en Algérie. L’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) lance un outil crucial pour les professionnels du secteur.
Ce « Guide des bonnes pratiques » cible les entreprises de stockage, de distribution et de transport. Son objectif est clair : prévenir la circulation de médicaments dangereux pour la santé publique.
Les autorités alertent sur un risque majeur. En effet, les produits falsifiés ou de qualité inférieure menacent directement la sécurité des patients. Ils peuvent pénétrer à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement.
Par conséquent, ce document de 30 pages établit des règles strictes. Il insiste sur la responsabilité partagée de tous les acteurs. Chaque maillon doit se conformer à la législation en vigueur.
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Des mesures concrètes pour sécuriser la chaîne du médicament
Concrètement, le guide impose la mise en place de systèmes de gestion des risques qualité. Il faut identifier, évaluer et atténuer les risques à toutes les étapes.
Une vigilance accrue est demandée pour les « flux inverses ». Il s’agit des retours de commandes ou des dons de produits. Dans ces cas, les produits doivent être placés en quarantaine.
Leur réintégration au stock n’est possible qu’après une évaluation critique documentée. Il faut prouver que leur qualité et leur intégrité sont intactes. Le respect de la chaîne du froid est notamment impératif.
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Des normes strictes pour les sites de stockage
Le guide détaille aussi les normes pour les entrepôts. Les importateurs et distributeurs doivent garantir la sécurité des produits. Seuls les sites d’au moins 500 m² peuvent être utilisés.
Ils doivent inclure 200 m² d’aire de stockage continue. De plus, la sécurisation physique est obligatoire. Il faut limiter les accès, enregistrer les visiteurs et installer des alarmes et caméras.
Une attention particulière pour les produits sensibles
Le contrôle des températures est vital pour les produits hautement sensibles. Cela concerne les vaccins, les dérivés sanguins ou les produits biologiques. Le personnel manipulant ces produits doit recevoir des formations spécifiques.
Enfin, le guide annonce des inspections renforcées. L’ANPP et le ministère de l’Industrie pharmaceutique effectueront des contrôles inopinés. Ces inspections seront périodiques pour assurer le respect des règles.
Un appel à la consultation des professionnels
Actuellement, l’ANPP sollicite l’avis des opérateurs du secteur. Ces derniers ont cinq jours pour transmettre leurs observations sur le projet de guide. Cette consultation vise à finaliser un instrument robuste.
En définitive, ce guide marque une étape importante. Il renforce la traçabilité et la sécurité du médicament en Algérie. L’objectif final est de protéger la santé des citoyens contre un fléau mondial.
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