Plus de 100 nouveaux investissements en médicaments à l’étude

Plus de 100 nouveaux investissements en médicaments à l’étude

La stratégie algérienne de souveraineté pharmaceutique enregistre un succès retentissant. En effet, la facture d’importation des médicaments a considérablement chuté. Elle est passée de 1,25 milliard de dollars en 2022 à seulement 515 millions en 2024.

Cette performance est directement liée à la montée en puissance de la production locale. Par conséquent, cette tendance positive devrait se confirmer en 2025.

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a présenté ces chiffres hier devant les députés de l’APN. Il a ainsi détaillé les avancées de la stratégie nationale.

Une couverture de 82% des besoins par le local

Aujourd’hui, le secteur pharmaceutique national affiche une santé robuste. En premier lieu, le pays compte désormais 233 établissements pharmaceutiques. Parmi eux, 138 sont spécialisés dans la production. Par conséquent, ils couvrent près de 82% des besoins nationaux en médicaments.

Le marché hospitalier suit également cette dynamique. Actuellement, 256 médicaments sur 1079 destinés aux hôpitaux sont fabriqués localement. Cela représente un taux de 24%.

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Un portefeuille de 4 180 spécialités produites en Algérie

Le ministre a également fourni des précisions sur le portefeuille de produits. Le nombre total de spécialités enregistrées s’élève à 5 557. Sur ce total, 4 180 sont produites localement. Ce chiffre confirme la forte intégration du secteur.

Par ailleurs, l’écrasante majorité des unités de production (229 sur 233) appartient au secteur privé. Saidal demeure la seule entreprise publique. Le ministère a simplifié les procédures pour attirer les investisseurs. Il les encourage aussi à diversifier leurs engagements.

103 nouveaux projets à l’étude, dont 15 anticancéreux

L’élan de l’investissement privé se poursuit sans relâche. Actuellement, le département ministéririel examine 103 nouveaux projets. Parmi eux, 72 concernent les médicaments et 31 les dispositifs médicaux.

De plus, 15 projets sont spécifiquement dédiés à la production de médicaments anticancéreux. Certains sont déjà opérationnels. Cette orientation répond à un besoin de santé publique crucial.

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Vers un développement des exportations africaines

La stratégie nationale ne se limite pas au marché intérieur. Plusieurs projets en cours visent explicitement à développer les exportations. Le marché africain est une cible prioritaire.

Pour cette raison, le ministère prépare un plan d’action pour l’exportation. L’objectif est double. Il s’agit de consolider la souveraineté sanitaire. Mais aussi de contribuer à la relance économique et à la création d’emplois.

En conclusion, l’Algérie réduit sa dépendance aux médicaments importés. Grâce à une production locale dynamique, la facture s’effondre. La souveraineté pharmaceutique devient une réalité tangible. Le secteur privé y joue un rôle moteur. L’avenir s’annonce donc prometteur, avec une ambition forte : exporter le « Made in Algeria » vers l’Afrique.

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Auteur

Nabil est journaliste, chef d’édition et créateur de contenus, avec une expérience particulière dans le secteur de la santé et du matériel médical. À travers ses activités éditoriales et professionnelles, il a développé une bonne connaissance de l’écosystème médical en Algérie, de ses acteurs, de ses enjeux et des besoins des professionnels de santé, notamment dans le domaine des équipements et dispositifs médicaux.

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