À l’occasion de la troisième édition d’un rendez-vous annuel désormais incontournable, les laboratoires Mérinal ont consacré cette année leur rencontre à un thème d’actualité brûlante, l’outil numérique au service de la santé mentale. Les intervenants ont tous plaidé pour un encadrement éthique rigoureux en Algérie.
L’événement, organisé par les laboratoires Mérinal, a réuni des professionnels de la psychiatrie autour d’une question qui traverse aujourd’hui toute la pratique clinique, celle de la place de l’intelligence artificielle générative dans l’accompagnement des patients. Le Professeur Khadidja Aiouez, cheffe de service de psychiatrie au niveau du CHU Beb El Oued, a salué l’initiative, soulignant la pertinence d’une thématique qui, selon elle, pose déjà de nombreux problèmes concrets sur le terrain.
Le professeur a appellé à la prudence et à la méthode plutôt qu’au rejet ou à l’enthousiasme aveugle. La psychiatre a rappelé que les praticiens vivent une transformation sans précédent de leurs pratiques avec l’avènement de ces technologies. Elle a insisté sur un constat déjà largement partagé, à savoir que les patients utilisent ces outils numériques avant même de consulter un professionnel de santé.
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Définir des critères scientifiques et éthiques précis
Refusant de poser le débat en termes binaires, pour ou contre l’intelligence artificielle, le Professeur Aiouez a plutôt appelé à définir des critères scientifiques et éthiques précis. L’objectif, selon elle, est de faire de ces outils un excellent adjuvant thérapeutique, et non un substitut potentiellement dangereux pour les patients.
Elle a également rappelé que la communauté scientifique internationale a déjà largement balisé ce terrain, citant notamment l’association américaine de psychiatrie parmi d’autres instances qui ont élaboré des modèles intégratifs. Deux fondations sont ainsi jugées essentielles, avant même la question de l’efficacité de l’outil, à savoir la sécurité des données des patients et la gestion des situations de crise.
Le Professeur Aiouez a conclu son intervention en remerciant les laboratoires Mérinal pour cette initiative, qu’elle considère comme une contribution utile à une réflexion encore largement à construire en Algérie.
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