Lancement d’une usine privée de production de médicaments après 4 ans de blocages

Lancement d’une usine privée de production de médicaments après 4 ans de blocages

Il fallait attendre quatre années de démarches et entraves bureaucratiques, pour que le nouveau « Groupe Santé » l’unité de production de médicaments neuropsychiatriques de Koléa (Tipasa), voie enfin le jour.

En effet, la création du Groupe Santé remonte à 2019, mais il a dû attendre l’année 2023 pour l’obtention de son agrément et la mise en service de ses quatre chaînes de production de médicaments neuropsychiatriques.

Le groupe produit ses médicaments sous la forme sèche (comprimés et capsules), liquide non stérile, et forme stérile (collyres et injections). Il est également spécialisé dans le conditionnement des anesthésiques dentaires qui seront produits par l’unité à l’avenir, selon son PDG, Mohamed Boudjellal.

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La capacité actuelle de production globale du groupe est estimée entre 7 et 25 millions unités/an. Sa capacité réelle par contre, est estimée de 19 à 25 millions unités/an pour les médicaments sous forme sèche, et entre 7 et 9 millions unités/an pour les médicaments liquides stériles, selon le même responsable.

Aoun s’engage à trouver des solutions aux contraintes bureaucratiques

Le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, qui a procédé à l’inauguration de ce Groupe pharmaceutique privé, en compagnie du wali de Tipasa, a estimé que cette entité économique, constitue « un acquis important pour l’industrie pharmaceutique. Il a ajouté que l’usine renforce la disponibilité des médicaments sur le marché national, notamment ceux utilisés en neuropsychiatrie.

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Dans ce sens, il a réitéré la disponibilité de son secteur à « accompagner les gestionnaires » de ce Groupe, en vue de « relever, voire doubler sa production, à l’avenir, et s’orienter vers l’exportation ». Aoun a également a affirmé son engagement à « trouver des solutions aux problèmes et contraintes » constatées lors de sa visite des différentes structures de l’unité de production.

« La majeure partie de ces problèmes sont dus à la bureaucratie et au manque du suivi et de contrôle à tous les niveaux, y compris du ministère du secteur », a-t-il souligné.

A ce titre, il a appelé les gestionnaires à se rapprocher des services centraux pour trouver les solutions nécessaires aux problèmes qui lui ont été soumis. Selon lui, il s’agit d’un projet « digne d’intérêt, ayant été confronté à beaucoup de problèmes avant de voir le jour et d’entrer en phase d’exploitation ».

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Par ailleurs, le ministre a souligné que la commission nationale en charge de l’étude et de la levée des contraintes sur les projets d’investissement qui travaille en coordination avec nombre de départements ministériels, s’attelle actuellement à l’examen de 346 dossiers de projets d’investissement souffrant de quelques contraintes.

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Auteur

Nabil est journaliste, chef d’édition et créateur de contenus, avec une expérience particulière dans le secteur de la santé et du matériel médical. À travers ses activités éditoriales et professionnelles, il a développé une bonne connaissance de l’écosystème médical en Algérie, de ses acteurs, de ses enjeux et des besoins des professionnels de santé, notamment dans le domaine des équipements et dispositifs médicaux.

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