L’Algérie affiche une ambition claire. Elle veut devenir un pilier de la chaîne d’approvisionnement en médicaments pour le continent africain.
Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a porté ce message au forum africain FARCAPS à Djibouti. Il a participé aux travaux de cette 3e édition du 17 au 20 novembre. L’événement a réuni des responsables de la santé et des centrales d’achat de tout le continent.
Lors de son allocution, le ministre a immédiatement souligné une priorité. Investir dans les chaînes d’approvisionnement africaines est essentiel. Cette démarche répond aux défis actuels des systèmes de santé. Elle épouse également les priorités du continent.
LIRE AUSSI : L’approvisionnement des hôpitaux en médicaments locaux bondit de plus de 300%
Une capacité de production avérée
L’Algérie possède désormais une industrie solide. Elle produit des centaines de médicaments différents. Ainsi, elle couvre une grande partie des besoins de son marché national. De plus, elle exporte déjà ses produits. Ses médicaments, conformes aux normes internationales, atteignent des pays africains, arabes et européens.
L’industrie locale ne se limite plus aux génériques conventionnels. Elle a diversifié sa production. Aujourd’hui, elle fabrique des médicaments biosimilaires et des préparations stériles injectables. Elle produit également des médicaments anticancéreux et d’autres formes pharmaceutiques avancées.
LIRE AUSSI : Médicaments : Baisse de 59% des importations et plus de 100 nouveaux projets d’investissement à l’étude
Une contribution active à l’indépendance du continent
L’engagement de l’Algérie est total. M. Kouidri l’a réaffirmé. Le pays « contribue activement au renforcement des chaînes d’approvisionnement régionales ». L’objectif est clair : réduire la dépendance extérieure de l’Afrique.
En conclusion, l’Algérie réitère sa volonté de collaboration. Elle travaillera avec tous ses partenaires africains. L’ambition est de renforcer l’indépendance pharmaceutique du continent, de soutenir la réforme des centrales d’achat et de construire des chaînes d’approvisionnement plus sûres, plus efficaces et plus flexibles.
LIRE AUSSI : Lancement historique d’une unité de production de matières premières pour médicaments anticancéreux en Algérie