L’ouest algérien s’apprête à franchir une étape décisive dans la lutte contre le cancer. L’Institut national du cancer (INC) d’Oran devrait effectivement être réceptionné au premier semestre de l’année prochaine.
Cette information cruciale provient directement de Kaci Abdellah, le directeur de la santé et de la population de la wilaya. Il a confirmé à l’APS que les travaux atteignent désormais un taux d’avancement proche des 90 %. Ce projet structurant, lancé initialement en 2018, entre ainsi dans sa phase finale après plusieurs années de construction intense.
Un pôle d’excellence hospitalo-universitaire
Ce nouvel établissement ne se contente pas d’être un simple hôpital. Il se conçoit comme un complexe hospitalo-universitaire de nouvelle génération. Sa vocation principale dépasse la seule prise en charge des patients. L’INC d’Oran ambitionne de devenir un pôle national de référence. Il réunira sous un même toit trois missions fondamentales. Ces missions incluent les soins spécialisés, la formation continue des professionnels de santé et la recherche scientifique approfondie.
Les responsables souhaitent faire d’Oran un centre d’excellence en cancérologie. Cet espace accompagnera l’évolution des pratiques médicales modernes. Il introduira également les protocoles thérapeutiques les plus innovants disponibles sur le marché international. L’institut offrira un cadre idéal pour le développement de la recherche clinique. Les équipes lanceront des essais thérapeutiques pertinents. Elles renforceront aussi les collaborations avec des universités et des centres de recherche nationaux et internationaux.
Ces partenariats stratégiques favoriseront le transfert de compétences essentielles. Ils attireront des experts étrangers qualifiés. Enfin, ils contribueront activement à la formation permanente des équipes médicales algériennes.
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Des équipements de pointe pour réduire les délais d’attente
La dimension sanitaire reste au cœur du dispositif. L’INC viendra renforcer significativement les capacités de prise en charge dans l’ouest du pays. La structure disposera notamment de trois accélérateurs linéaires dédiés à la radiothérapie. Cet équipement constitue une ressource essentielle pour répondre à une demande en constante augmentation.
Cette nouvelle offre de soins permettra de réduire considérablement les délais d’attente actuels. Elle améliorera donc l’accès aux traitements vitaux pour les patients d’Oran. Les habitants des wilayas voisines bénéficieront aussi de cette proximité géographique et technique.
Une stratégie nationale ambitieuse pour 2035
Cette inauguration s’inscrit parfaitement dans la stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer pour la période 2025-2035. Les pouvoirs publics placent cette pathologie au rang des priorités sanitaires absolues. Leur approche repose sur trois axes majeurs et complémentaires. Le premier axe concerne la prévention active. Le deuxième vise le dépistage précoce des maladies. Le troisième axe améliore la prise en charge thérapeutique globale.
Le président de la République a récemment ordonné une étude de faisabilité pertinente. Cette étude porte sur la réalisation d’un hôpital spécialisé dans chaque wilaya. L’objectif clair consiste à rapprocher les soins des citoyens. Il s’agit aussi de garantir une meilleure couverture sanitaire sur tout le territoire national. L’État poursuit parallèlement ses efforts pour assurer la disponibilité des médicaments anticancéreux. Un dispositif dédié supervise désormais l’approvisionnement et la distribution des traitements.
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Modernisation et numérisation au service des patients
Cette stratégie globale s’appuie sur un important programme d’investissement public. Les centres anticancéreux existants font l’objet d’opérations de modernisation continues. De nouveaux services de radiothérapie entrent progressivement en service à travers le pays. Parallèlement, la numérisation des registres du cancer marque un tournant technologique.
Cette initiative permettra de disposer d’une base de données nationale fiable et précise. Les autorités utiliseront ces données pour améliorer le suivi épidémiologique. Elles orienteront ainsi les politiques de santé publique avec plus de pertinence. Cette base soutiendra également les travaux de recherche futurs.
Le cancer figure aujourd’hui parmi les principales causes de mortalité en Algérie. Le nombre de nouveaux cas progresse constamment année après année. Face à cette évolution inquiétante, la création de l’Institut national du cancer d’Oran apparaît comme une étape majeure. Elle renforce durablement le dispositif national de lutte contre la maladie. Les citoyens attendent avec impatience l’ouverture de ce lieu d’espoir et de guérison.
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