L’Algérie franchit un cap décisif dans son autonomie sanitaire. Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a dévoilé une stratégie ambitieuse lors de sa visite à Ouled Djellal.
Onze nouveaux projets de production de matières premières verront bientôt le jour. Cette initiative transforme profondément le secteur du médicament. Elle promet de réduire drastiquement la dépendance aux importations. L’impact économique s’annonce majeur pour le pays.
Une souveraineté sanitaire retrouvée face aux crises internationales
La sécurité sanitaire constitue la priorité absolue du gouvernement. Pourtant, cette sécurité reste incomplète sans la maîtrise des excipients. Le ministre Kouidri insiste sur ce point crucial. La production locale des intrants devient donc une nécessité stratégique.
Les turbulences géopolitiques au Moyen-Orient renforcent cette urgence. Elles exposent les chaînes d’approvisionnement mondiales à de grands risques. L’Algérie choisit ainsi de sécuriser ses propres ressources. Cette démarche protège le système de santé national des chocs externes. Elle garantit la disponibilité continue des médicaments essentiels.
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Le groupe Saidal en première ligne du changement
Cinq des onze projets annoncés sont déjà en cours de réalisation. Le groupe public Saidal pilote directement ces initiatives structurantes. Le ministre confirme leur entrée en opération dans les prochains mois.
Ces sites industriels généreront des économies immédiates. Ils permettront d’économiser 1,04 milliard de dollars sur la facture d’importation. Cette somme représente une part significative des dépenses actuelles. La rapidité d’exécution témoigne de la volonté politique forte. Les usines sortiront de terre rapidement pour répondre aux besoins. Leur contribution soutiendra immédiatement la balance commerciale du pays.
Un gain économique colossal à l’horizon 2028
Six autres unités complètent ce dispositif industriel d’envergure. Les assiettes foncières sont déjà prêtes pour accueillir ces infrastructures. Les partenaires économiques ont également été identifiés avec soin. Ces projets verront le jour entre 2027 et 2028. Leur impact financier sera tout aussi considérable. Ils réduiront la facture d’importation de 1,65 milliard de dollars supplémentaires.
L’addition des deux phases atteint un total impressionnant. L’Algérie économisera ainsi près de 2,7 milliards de dollars. Cette baisse correspond à une réduction de 80 à 85 % des importations d’intrants. Le secteur pharmaceutique national gagne en robustesse et en compétitivité.
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Vers une industrie pharmaceutique totalement autonome
Cette évolution marque un tournant historique pour l’industrie locale. L’Algérie assure désormais une sécurité sanitaire complète. La production de matières premières devient la norme et non l’exception. Ce modèle durable renforce l’économie nationale sur le long terme. Il crée également des emplois qualifiés dans les wilayas concernées.
La visite à Ouled Djellal symbolise cette dynamique de développement régional. Les investisseurs locaux et internationaux observent ces changements avec intérêt. La confiance dans le marché algérien se consolide jour après jour. L’objectif final reste clair : offrir des soins accessibles grâce à une production maîtrisée. Cette réussite inspire d’autres secteurs stratégiques du pays.
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