Une prouesse médicale historique a été réalisée à l’EHU d’Oran. Une fillette de 4 ans est aujourd’hui sauvée après une opération complexe. Elle souffrait d’une malformation congénitale extrêmement rare.
L’équipe du service de chirurgie maxillo-faciale de l’hôpital 1er-Novembre 1954 a relevé un défi de taille. Leur patiente était atteinte d’un « Ptérygium Colli ». Cette malformation cervicale rare avait soudé son menton à son cou.
Conséquemment, l’enfant ne pouvait plus bouger la tête normalement. Elle rencontrait aussi de graves difficultés pour respirer et parler. Même fermer la bouche était devenu impossible.
LIRE AUSSI : Un staff médical italien effectue des interventions chirurgicales à la clinique de Bou Ismaïl (Tipasa)
Une intervention chirurgicale de haute précision
Le Professeur Karim Hireche, chef de service, a dirigé l’opération. Il précise que cette pathologie touche à peine 1 naissance sur 5 000. Seule une vingtaine de cas sont opérés chaque année dans le monde.
Ainsi, la réussite de cette intervention place l’Algérie dans un cercle très fermé. Désormais, le pays compte parmi les nations capables de traiter ces cas complexes.
L’intervention fut minutieuse. Premièrement, les chirurgiens ont sécurisé les voies respiratoires. Pour cela, ils ont réalisé une intubation difficile sous endoscopie, puis une trachéotomie.
Ensuite, ils ont procédé à un travail de reconstruction délicat. Ce travail a inclus la libération des muscles (myotomie) et la reconstruction plastique du cou.
Grâce à ce succès, la jeune patiente a retrouvé des fonctions vitales. Elle respire normalement. Elle parle. Enfin, elle peut à nouveau bouger la tête librement.
Le Pr Hireche souligne que cette opération exige des techniques de pointe. Son service, pionnier en Algérie, intègre en permanence les avancées de la chirurgie reconstructrice internationale.
En conclusion, cette histoire est bien plus qu’un fait médical. C’est un message d’espoir. L’expertise algérienne réalise désormais l’impossible, redonnant une vie normale aux enfants les plus fragiles.
LIRE AUSSI : Un hôpital pratiquera à titre gracieux 180 interventions chirurgicales sur la cataracte