Trois laboratoires pharmaceutiques opérant en Algérie ont récemment entamé des projets visant à produire localement des médicaments pour le traitement de divers types de cancers. Cette information a été révélée par le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, lors de son passage à l’émission « 52 minutes Économie » diffusée sur la chaîne Télévision Ennahar.
Dans ce contexte, le ministre a précisé que sept projets de production de médicaments anticancéreux sont en cours, dont trois déjà lancés. Ali Aoun a également indiqué que la liste officielle des médicaments en Algérie compte 4500 références, parmi lesquelles 3800 sont fabriquées localement.
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Le ministre, responsable du secteur de l’industrie et de la production pharmaceutique, a exprimé son optimisme quant à la capacité de trois usines à couvrir 60 % des besoins en médicaments pour les maladies chroniques d’ici la fin de l’année 2024.
Ali Aoun a souligné que les médicaments biotechnologiques ne sont pas un « tabou » en Algérie, affirmant que le pays dispose des capacités nécessaires pour les produire. Toutefois, il a insisté sur l’importance d’établir un cadre juridique pour encadrer la production de ces médicaments avant d’y investir.
Le ministre a également exhorté l’entreprise publique Saidal à se lancer dans la production de vaccins, en particulier ceux destinés aux enfants. En conclusion, Ali Aoun a annoncé : « Bientôt, nous aurons une production locale de vaccins. »
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