L’Algérie accélère sa transformation stratégique dans le domaine de la santé. Le pays vise désormais une autosuffisance totale grâce à une politique industrielle volontariste. Dans cette dynamique, le groupe public Saidal et le géant français Sanofi ont scellé jeudi dernier un partenariat historique.
Cet accord prévoit le développement et la production locale d’une gamme complète de vaccins à usage humain. La cérémonie de signature s’est tenue sous la haute présidence du ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouassim Kouidri. Le Dr Belkhalfa Mourad, PDG de Saidal, et Jean-Philippe Prost, directeur de la division Vaccins de Sanofi, ont paraphé ce document majeur. Cette alliance marque un tournant crucial pour la consolidation de la souveraineté sanitaire nationale.
Un transfert technologique au cœur de la stratégie nationale
Ce protocole dépasse largement le cadre d’un simple échange commercial. Les deux entreprises s’engagent dans une logique profonde de transfert et d’acquisition de technologies modernes. Ce levier permet à l’Algérie de changer de statut. Le pays passe ainsi du rôle d’importateur à celui de producteur maîtrisant l’ensemble de la chaîne de valeur.
Cette évolution représente un véritable enjeu de sécurité nationale. Une telle conviction structure aujourd’hui l’intégralité de la politique pharmaceutique algérienne. Les autorités entendent ainsi réduire la dépendance extérieure et garantir l’accès aux médicaments essentiels pour toute la population.
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Vers la création d’un écosystème industriel intégré
Le rapprochement avec Sanofi ne constitue pas un acte isolé. Il s’inscrit parfaitement dans une feuille de route cohérente que les pouvoirs publics déploient avec méthode. L’objectif reste clair : bâtir un pôle intégré couvrant toutes les étapes, de la recherche fondamentale jusqu’au développement industriel.
Pour concrétiser cette vision, un groupe de travail multisectoriel a vu le jour dès décembre dernier. Sa mission consiste à piloter la création d’un Centre intégré de recherche en virologie ainsi que d’une usine nationale de production de vaccins. Ce projet d’envergure dotera le pays d’infrastructures de pointe. Ces outils renforceront considérablement la résilience nationale face aux futures crises épidémiologiques.
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Une synergie scientifique sans précédent
La dynamique actuelle favorise également d’autres collaborations majeures. En juin 2025, une convention tripartite a réuni Saidal, le groupe public Madar Holding et la société de recherche Agerp. Cette dernière rassemble d’éminents professeurs algériens jouissant d’une renommée internationale.
Ce partenariat original conduira à l’édification du premier Centre scientifique en microbiologie et en développement de vaccins. Cette institution d’envergure mondiale se consacrera à la production de vaccins humains et vétérinaires. L’ensemble de ces initiatives dessine un avenir prometteur pour l’industrie pharmaceutique locale.
L’Algérie affirme ainsi sa volonté de devenir un acteur incontournable sur l’échiquier sanitaire régional et international.
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