La 9e édition du congrès de la Fédération algérienne de la pharmacie (FAP) s’est achevée. Elle a duré trois jours. La Société algérienne de la pharmaco-économie (ASPEc) y a activement collaboré. En particulier, la dernière journée a mis cette discipline stratégique à l’honneur.
Les organisateurs ont transmis un message fort. La pharmaco-économie est désormais un outil concret pour éclairer les décisions en Algérie.
Lors de ce congrès, les experts ont insisté sur un point essentiel. La pharmaco-économie n’est pas une théorie abstraite. Elle constitue au contraire un outil pratique d’aide à la décision. Son but est clair. Elle doit guider les choix thérapeutiques, organisationnels et réglementaires. Pour cela, elle s’appuie sur des données objectives et transparentes. Ces données doivent être adaptées au contexte national algérien.
Une vision qui dépasse le simple prix
Les valeurs portées par la pharmaco-économie sont larges. Elles dépassent en effet la seule dimension du prix d’un médicament. Cette discipline intègre une vision globale. Elle évalue d’abord les bénéfices cliniques démontrés.
Elle mesure ensuite l’impact sur la qualité de vie des patients. Les résultats en vie réelle sont également scrutés. L’impact sociétal et l’organisation des soins entrent dans son champ d’analyse.
Enfin, elle étudie l’utilisation optimale des ressources. L’objectif final est crucial. Il s’agit de permettre au système de santé d’intégrer les innovations. Cette intégration doit être progressive, raisonnée et équitable.
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Trois thématiques majeures débattues
Cette journée scientifique a abordé des sujets d’importance. Trois thématiques principales ont structuré les débats. Il a été question, d’abord de l’accès aux traitements des maladies rares avec une session qui a été consacrée à leur évaluation économique. Puis, une table ronde a réuni des pédiatres, des hématologues et des spécialistes de l’éthique. Des pharmaciens hospitaliers ont aussi participé. Leur objectif était de débattre des enjeux de cette prise en charge complexe.

il était aussi question de la prise en charge des maladies chroniques. Le diabète et l’hypertension artérielle ont été au cœur des discussions. Les interventions se sont notamment concentrées sur l’impact des médicaments biosimilaires. Ceux-ci représentent en effet un levier majeur pour la santé publique.
En fin, la journée a également connu le partage des connaissances internationales. Les travaux présentés lors du dernier congrès d’ISPOR à Glasgow (Écosse) ont été partagés. Cela a permis de connecter les réflexions algériennes aux standards internationaux.
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Une ambition nationale affirmée
Le Professeur Mohamed Yacine Achouri, président de l’ASPEc, a rappelé l’ambition de cette démarche. L’objectif est d’intégrer une culture de décision fondée sur la valeur.
Cette culture doit être adaptée à la réalité algérienne. Elle doit aussi respecter le cadre réglementaire national. Enfin, elle doit être orientée vers un but unique : l’amélioration continue de la prise en charge des patients algériens.
Une étape symbolique et prometteuse
Cette journée a marqué un démarrage effectif et symbolique. Les activités scientifiques de la Société algérienne de pharmaco-économie (ASPEc) commencent ainsi officiellement. Elles se font en étroite collaboration avec la Fédération algérienne de pharmacie.
Les organisateurs aspirent à une collaboration durable. Elle est ouverte à l’ensemble des pharmaciens, toutes pratiques confondues. Cette union vise un seul but : faire progresser la santé en Algérie par des décisions éclairées et responsables.
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