L’Algérie vient d’adopter une mesure importante pour améliorer la prise en charge des enfants atteints de cancer. Un décret exécutif, publié au Journal officiel du 13 juillet 2025, établit une convention-type entre les organismes de Sécurité sociale et les établissements privés autorisés à pratiquer la radiothérapie.
Un accès facilité aux soins
Cette convention vise à garantir aux jeunes patients un accès rapide et sécurisé à des soins de qualité. Elle répond aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en renforçant la complémentarité entre les secteurs public et privé.
Les cliniques privées signataires devront offrir un accompagnement complet : hébergement, alimentation, prise en charge médicale et, si nécessaire, transport du patient et de son accompagnateur. En cas de complications médicales, ces prestations restent assurées avec l’accord du médecin-conseil de la Sécurité sociale.
Des règles strictes pour les établissements privés
Les cliniques doivent respecter des normes rigoureuses d’hygiène, garantir la confidentialité des dossiers médicaux et tenir un registre d’admission. Elles sont également tenues d’utiliser la carte Chifa pour toutes les opérations de facturation.
Les factures doivent être transmises à la Sécurité sociale dans un délai de 60 jours après la fin des séances, accompagnées des rapports médicaux. Aucun surcoût ne peut être exigé des familles pour les soins couverts par la convention.
Un engagement clair de la Sécurité sociale
Les organismes de Sécurité sociale s’engagent à délivrer les autorisations de prise en charge dans un délai maximal de 30 jours. Ils remboursent l’intégralité des soins et fournissent aux établissements privés le matériel et les logiciels nécessaires à l’utilisation de la carte Chifa.
La convention est signée pour une durée initiale d’un an et se renouvelle tacitement. En cas de litige, les parties doivent chercher un règlement à l’amiable avant toute action judiciaire. Même en cas de rupture du contrat, les traitements en cours doivent être menés à leur terme.
Une gestion numérique des demandes
La demande de prise en charge doit être transmise via une plateforme numérique dédiée. Le dossier doit préciser le protocole médical, le nombre de séances et la dose prescrite. En cas de prolongation, une nouvelle demande doit être déposée selon la même procédure.
Un pas décisif pour soulager les familles
Cette mesure devrait contribuer à réduire la pression sur les hôpitaux publics, souvent confrontés à un manque de moyens. Elle constitue aussi un progrès majeur pour les familles, qui bénéficieront d’une meilleure organisation des soins et d’un accompagnement adapté.
En renforçant la coopération entre le public et le privé, l’Algérie franchit une étape essentielle dans la lutte contre le cancer pédiatrique.