L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance un appel urgent. Elle demande aux gouvernements d’augmenter fortement les taxes sur les sodas et autres boissons sucrées. En effet, des prix trop bas favorisent les maladies chez les enfants et les jeunes adultes.
Les taxes sur les boissons sucrées restent trop basses dans la plupart des pays. C’est le constat alarmant d’un nouveau rapport de l’OMS publié mardi. Conséquence directe : ces produits restent abordables. Ils alimentent ainsi la crise de l’obésité et du diabète, en particulier chez les jeunes.
L’organisation internationale tire la sonnette d’alarme. Des systèmes fiscaux peu efficaces maintiennent des produits nocifs à bas prix. Pendant ce temps, les systèmes de santé croulent sous la pression financière. Ils doivent en effet gérer l’explosion des maladies non transmissibles et des traumatismes évitables.
LIRE AUSSI : Le ministère de la Santé signe avec l’OMS le Programme de coopération 2024-2025
« Les taxes sur la santé sont l’un des outils les plus efficaces », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. Il appelle les gouvernements à agir rapidement. « En augmentant les taxes sur des produits comme le tabac, les boissons sucrées et l’alcool, les gouvernements peuvent réduire la consommation nocive et dégager des fonds pour des services de santé essentiels », a-t-il expliqué.
Le marché mondial des boissons sucrées et alcoolisées génère des milliards de dollars de bénéfices. Pourtant, les États ne récupèrent qu’une faible part de ces revenus via la fiscalité. La société assume donc l’essentiel des coûts sanitaires et économiques à long terme.
LIRE AUSSI : OMS : Les cas de cancer devraient augmenter de près de 80 % d’ici à 2050
De nombreux produits riches en sucre échappent à la taxation
Le rapport de l’OMS souligne un autre problème. Actuellement, au moins 116 pays taxent les boissons sucrées, souvent les sodas. Cependant, de nombreux produits tout aussi riches en sucre échappent à la taxation. Par exemple, les jus de fruits 100% purs, les boissons lactées sucrées ou les cafés et thés prêts à boire ne sont souvent pas concernés.
En conclusion, l’OMS est claire. Une augmentation significative des taxes sur toutes les boissons sucrées est une mesure de santé publique urgente. Cette politique protégerait la santé des jeunes et générerait des ressources cruciales pour financer des systèmes de santé résilients. L’appel est désormais entre les mains des décideurs politiques.
LIRE AUSSI : Utilisation de l’intelligence artificielle en santé : Ce que propose l’OMS