Le Syndicat National des Pharmaciens d’Officine (SNAPO) lance un cri d’alarme. Dans un communiqué publié cette semaine, il dénonce l’absence totale de suivi des engagements pris par la Direction Générale de la CASNOS. Malgré plusieurs mois d’attente, aucune solution concrète n’a été apportée aux retards de paiement qui paralysent les officines.
Selon le SNAPO, la situation a dépassé le stade du problème administratif. Elle est désormais « financièrement critique » pour de nombreux pharmaciens. Les promesses de régularisation faites ces derniers mois n’ont pas été tenues. Pire : les délais de remboursement restent inchangés, et de nouvelles difficultés techniques liées au tiers payant s’accumulent.
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Une urgence comptable
À l’approche de la clôture de l’année fiscale, les pharmacies doivent honorer d’importantes obligations financières. Or, de nombreuses officines atteignent leurs limites. Le syndicat avertit : laisser perdurer cette crise nuirait directement à la qualité des soins offerts aux citoyens. Une dérive qu’il juge « inacceptable ».
Le SNAPC rappelle que les pharmaciens jouent un rôle essentiel dans l’accès aux soins et la continuité du service public. Depuis des années, ils ont renforcé le tiers payant et amélioré la prise en charge des assurés. Pourtant, leurs efforts ne sont plus soutenus par les institutions.
Face à ce blocage, le syndicat interpelle le ministre des Finances. Il exige une intervention immédiate pour mettre fin aux retards de paiement et honorer les engagements envers les pharmacies privées. Selon le SNAPO, le temps presse : sans action rapide, la stabilité du réseau officinal pourrait s’effondrer.
Le SNAPO tire la sonnette d’alarme. Pour préserver la qualité du service pharmaceutique, les autorités doivent agir sans délai. L’enjeu dépasse les intérêts professionnels : il touche directement la santé des citoyens.
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