Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a posé, ce lundi, la première pierre d’une unité de production de matières premières pour médicaments anticancéreux dans la zone industrielle de Sétif. Ce projet, porté par le groupe public SAIDAL, marque une étape majeure dans la stratégie d’autosuffisance pharmaceutique du pays.
Une première en Afrique avec une capacité de 5.000 kg/an
D’une capacité de production de 5.000 kg par an, cette usine sera la première du genre en Afrique. Elle s’étendra sur une superficie de 6.813,6 m² et nécessitera un investissement public de 2,5 milliards de dinars.
Selon M. Kouidri, cette unité produira 15 principes actifs innovants dès son entrée en service, prévue au premier trimestre 2026. Elle contribuera à réduire la facture d’importation et à renforcer la sécurité sanitaire nationale.
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Vers une autonomie pharmaceutique renforcée
Lors d’une conférence de presse, le ministre a rappelé que 80% des médicaments commercialisés en Algérie sont déjà produits localement. Cette dynamique s’inscrit dans les directives du président Tebboune, visant à stimuler l’innovation et la production médicale.
En parallèle, deux autres projets stratégiques verront le jour prochainement :
- Une usine de production de paracétamol à Batna, opérationnelle dès novembre 2025.
- Une unité de fabrication de matières premières pour antibiotiques à Médéa, actuellement en phase de réception.
L’Algérie, futur exportateur de médicaments ?
Avec 213 usines pharmaceutiques sur les 640 que compte l’Afrique, l’Algérie dispose d’un potentiel exportateur considérable. M. Kouidri a affirmé que le pays vise désormais les marchés étrangers, renforçant ainsi sa position de pôle pharmaceutique régional.
En marge de sa visite, le ministre a également inspecté deux unités locales à El Eulma : Pharma Invest et Laboratoires Salem. Ces sites illustrent les avancées du secteur en matière de production et d’innovation.
Une avancée majeure pour la santé publique
Ce lancement s’inscrit dans une stratégie globale de développement industriel et sanitaire. En réduisant sa dépendance aux importations, l’Algérie renforce son autonomie et se positionne comme un acteur clé dans l’industrie pharmaceutique africaine.
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