L’Algérie agit avec détermination pour sécuriser son approvisionnement en médicaments. Le ministère de l’Industrie pharmaceutique anticipe les risques de rupture. Il met en place un dispositif robuste face aux tensions géopolitiques mondiales.
Cette stratégie vise à protéger la santé des citoyens algériens. Elle garantit une disponibilité stable des produits sur le marché local.
Une vigilance accrue sur la chaîne logistique
Le contexte international reste incertain. Les conflits et les tensions commerciales menacent les flux mondialisés. Redha Belkacemi, responsable au ministère, a confirmé cette approche proactive. Il s’exprimait récemment auprès de l’agence APS. Les autorités surveillent chaque maillon de la chaîne. Cela va de l’importation jusqu’à la distribution finale.
Le ministère a envoyé une note directive aux fabricants. Il exige une rigueur absolue dans le suivi des stocks. Les opérateurs doivent signaler immédiatement toute difficulté. Ils utilisent désormais une adresse électronique dédiée. Ce canal permet une réaction rapide des services compétents. L’objectif est clair. Il faut éviter tout retard dans les programmes d’importation.
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Des leviers administratifs simplifiés pour importer
L’administration allège ses procédures pour gagner du temps. La suppression du certificat de régulation pharmaceutique marque un tournant. Cette formalité bloquait auparavant la domiciliation bancaire. Désormais, les importateurs agissent plus rapidement. Ils lancent leurs opérations sans attendre cette validation préalable. Cette mesure fluidifie considérablement les échanges commerciaux.
La coordination interministérielle joue un rôle clé. Le ministère du Commerce extérieur apporte son soutien. Le ministère des Finances facilite les aspects financiers. La Direction générale des Douanes accélère le dédouanement. Ces acteurs travaillent main dans la main. Ils activent des mécanismes de crise si nécessaire. Cette synergie renforce la résilience du secteur.
Adapter la production pour couvrir les besoins
L’industrie pharmaceutique locale couvre plus de 80 % des besoins nationaux. Pourtant, elle dépend encore des matières premières étrangères. Toute perturbation extérieure impacte directement la production. Le ministère prévoit donc des solutions alternatives. Il peut augmenter les capacités de production de certains établissements. Ces usines fabriqueront des médicaments équivalents.
Les autorités peuvent aussi avancer les calendriers d’importation. Cette anticipation comble les déficits potentiels. Changer de fournisseurs constitue une autre option. Cependant, cette démarche respecte des normes strictes. L’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) valide chaque nouveau fournisseur. Elle examine la qualité et l’efficacité des nouvelles matières. La sécurité sanitaire reste la priorité absolue.
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Contrôle strict et mobilisation générale
La situation exige une application stricte des consignes. Le ministère a ordonné la commercialisation des stocks en tension. Les producteurs doivent vider leurs entrepôts avant lundi. Cette mesure répond à la demande urgente sur tout le territoire. Des commissions d’inspection sillonnent les wilayas. Elles vérifient la bonne exécution des instructions.
Le non-respect de ces directives entraîne des sanctions. La loi s’applique avec fermeté. Cette mobilisation générale rassure la population. Elle montre la capacité de l’État à gérer les crises. L’approche globale privilégie la continuité des soins. Les patients bénéficient ainsi d’une prise en charge optimale. L’Algérie affirme sa souveraineté sanitaire face aux aléas extérieurs.
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