L’Algérie jette les bases d’une politique de santé novatrice pour les décennies à venir. En effet, la Société Algérienne des Politiques et Économies de la Santé (ASHPE), a organisé son premier sommet national ce dimanche. Cette rencontre cruciale a réuni experts et décideurs. Elle marque une étape décisive.
Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a soutenu activement l’événement. Le Professeur Kamel Sanhadji, président de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS), y a participé. Son annonce a capté toute l’attention.
Une alliance stratégique pour l’avenir
Le Pr Sanhadji a révélé la préparation imminente d’une convention de partenariat. Celle-ci liera l’ANSS et la société savante. L’objectif est clair : créer un cadre d’échange pérenne. Ainsi, cette collaboration vise à construire une sécurité sanitaire nationale robuste.
« L’écoute des partenaires académiques est plus que jamais essentielle », a souligné le président de l’ANSS. Par conséquent, ce partenariat doit promouvoir l’échange d’idées et le partage d’expertise. Toutes les analyses s’appuieront sur des données rigoureusement prouvées.
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Une vision au-delà de la gestion de crise
Le monde évolue constamment. La crise du Covid-19 l’a démontré. « La sécurité sanitaire ne peut se limiter à une gestion immédiate des crises », a insisté le Pr Sanhadji. Il faut donc bâtir une vision stratégique à long terme. Cette vision inclura une importante dimension économique.
Les futures politiques de santé, notamment économiques, seront concernées. En priorité, le renforcement de la production locale du médicament est ciblé. L’augmentation du taux d’intégration est au cœur de cette ambition nationale.
Des débats axés sur les défis concrets
Le président de la société savante, le Professeur Kamel Mansouri, a salué le soutien des autorités. Les débats ont porté sur des sujets majeurs. Parmi eux : les maladies transmissibles et non-transmissibles, la santé mentale et le traitement du cancer.
De plus, une réflexion essentielle a porté sur le financement pérenne de la santé et de la couverture sociale. Les défis sont nombreux. On note la progression des pathologies, la hausse des coûts des soins et la spécialisation croissante de la médecine.
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La science au service des décideurs
Ce sommet a une vocation appliquée. Les conclusions seront scientifiques et directement applicables. Elles visent à appuyer le travail des décideurs. En somme, l’Algérie active une démarche inédite.
La Société Algérienne des Politiques et Économies de la Santé, créée en mai dernier, affirme son rôle. Acteur apolitique, indépendant et scientifique, elle inscrit la santé dans une logique d’équilibre économique durable. Une feuille de route se dessine, promise à un renforcement très prochain par un partenariat officiel avec l’ANSS.
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