La gestion des équipements d’imagerie médicale en Algérie est en crise. En effet, deux ministres l’ont publiquement reconnu à quelques jours d’intervalle.
Ainsi, les patients subissent des délais de rendez-vous exorbitants. Par conséquent, ils se tournent vers le privé, souvent trop coûteux. Ce constat sévère émerge malgré un parc national d’appareils très important.
Récemment, le ministre du Travail et de la sécurité sociale, Abdelhak Saihi, a fourni des chiffres révélateurs. Premièrement, les hôpitaux publics algériens disposent de 354 scanners. Deuxièmement, le secteur privé en propose 288. Par conséquent, l’Algérie possède un parc technologique considérable.
Cependant, cette richesse apparente ne profite pas aux malades. En pratique, l’accès aux scanners publics est extrêmement difficile. Les délais d’attente atteignent souvent plusieurs mois. Parfois, ils s’étendent même jusqu’à une année entière.
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Les causes d’un système à l’arrêt !
La semaine précédente, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, avait déjà admis ces graves dysfonctionnements. Il en a cité les causes principales. D’abord, les contrats de maintenance souffrent de retards chroniques, ensuite, l’approvisionnement en pièces détachées est trop lent de plus, la maintenance préventive est insuffisamment appliquée. Et enfin, le manque de formation du personnel entraîne une mauvaise utilisation des appareils.
Ces problèmes combinés provoquent des pannes récurrentes. Ils paralysent donc des services d’imagerie pourtant vitaux pour le diagnostic.
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Un plan d’action annoncé pour une réponse urgente
Face à cette crise, le ministère de la Santé promet des mesures correctives. Il a présenté un plan d’action concret.
- Immédiatement, la prise en charge des pannes urgentes sera garantie.
- En parallèle, le suivi de la maintenance préventive sera renforcé.
- Prochainement, un inventaire périodique du parc national identifiera les pannes récurrentes.
- Désormais, une plateforme numérique dédiée à la gestion des équipements est opérationnelle.
- En outre, les procédures d’importation des pièces détachées seront simplifiées.
L’objectif est clair. Il s’agit d’assurer un suivi plus efficace et une intervention proactive.
Une attente légitime de résultats concrets
L’imagerie médicale est centrale pour un diagnostic rapide et un bon suivi thérapeutique. Aujourd’hui, son accès en Algérie reste un parcours du combattant.
Les autorités sanitaires ont désormais reconnu l’ampleur du problème. Elles ont aussi annoncé des solutions techniques et organisationnelles. Toutefois, la population et les professionnels de santé attendent des actes.
Il est donc crucial que ces mesures soient appliquées rapidement et efficacement. Seule une mise en œuvre rigoureuse pourra restaurer l’accès équitable à ce service essentiel. Les patients algériens méritent une exploitation optimale de leur parc médical.
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