Le Journal Officiel algérien a publié un décret présidentiel capital. Daté du 7 janvier 2026, ce texte crée formellement la Pharmacie Centrale de l’Armée. Ainsi, l’Institution définit précisément ses missions, son organisation et son fonctionnement.
Selon le décret, la Pharmacie Centrale de l’Armée est un Établissement Public à Caractère Administratif. Par conséquent, elle jouit de la personnalité morale et de l’autonomie financière. De plus, elle est placée sous l’autorité directe du ministre de la Défense Nationale.
Évidemment, cette nouvelle structure respecte toutes les dispositions juridiques. En effet, elle se conforme aux règles applicables aux institutions militaires similaires. En pratique, le Directeur Central des Services de Santé Militaire exerce la tutelle. Il agit par délégation à cet effet.
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Un siège à Alger et des missions stratégiques étendues
Le siège de la Pharmacie est fixé à Alger. Toutefois, le ministre de la Défense peut décider de son transfert. Il peut aussi autoriser la création d’annexes sur le territoire national.
Ses missions sont vastes et structurantes. Premièrement, elle centralise l’achat des produits pharmaceutiques et du matériel médical. Elle privilégie systématiquement la production nationale. Puis, elle se tourne vers l’importation internationale si nécessaire. Cette démarche répond aux besoins exprimés par les services de santé militaire.
Garantir la qualité et sécuriser l’approvisionnement
L’institution assure un contrôle qualité rigoureux. Pour cela, elle utilise ses propres moyens ou fait appel à des organismes nationaux agréés. Ce contrôle s’applique aux produits achetés mais aussi à ceux qu’elle pourrait fabriquer.
Parallèlement, elle gère les dérivés sanguins et les substances narcotiques. Là encore, la priorité va au production locale. Ensuite, l’importation complète les stocks si besoin.
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Distribution, logistique et développement des compétences
La distribution est au cœur de son action. En clair, elle approvisionne toutes les structures de santé militaire. Pour cela, elle gère les stocks avec précision. Elle optimise aussi le conditionnement des produits. Enfin, elle met à jour les catalogues d’achat.
Le décret lui accorde des capacités de production. En effet, elle peut fabriquer certains produits avec ses propres moyens. De surcroît, elle contribue activement à la recherche scientifique et technique dans son domaine.
Enfin, elle s’implique dans la formation continue. Son objectif : améliorer constamment les compétences. Elle forme ainsi le personnel militaire et civil du ministère de la Défense. Les formations concernent directement ses missions phares.
En résumé, ce décret consolide la chaîne logistique de santé en Algérie. La Pharmacie Centrale de l’Armée en devient un maillon essentiel. Elle garantit autonomie, qualité et sécurité des approvisionnements. Désormais, la santé des forces armées algériennes repose sur une institution moderne et souveraine.
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