Le gouvernement algérien agit enfin. Il souhaite mettre de l’ordre dans le secteur des compléments alimentaires. Ce marché connaît une croissance rapide mais reste peu régulé.
Les autorités publiques lancent donc une nouvelle réglementation. L’objectif est clair. Il s’agit de protéger la santé des consommateurs. Cette mesure vise aussi à structurer durablement la filière.
Une réponse officielle au vide juridique
L’Exécutif a étudié un projet de décret exécutif hier. Cette réunion se tenait sous la présidence de Sifi Ghrieb. Le texte définit les caractéristiques techniques des compléments alimentaires. Ces produits sont destinés à la consommation humaine. Cette initiative suit les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire.
Le communiqué officiel est explicite. Ce projet de texte comble un vide juridique persistant. Le secteur est en pleine expansion. Pourtant, il manquait de règles précises. Cette nouvelle approche s’appuie sur des standards internationaux. Elle respecte les orientations du programme conjoint de la FAO et de l’OMS. L’ambition reste la même. Il faut renforcer la sécurité sanitaire des produits. La prévention des risques pour la santé devient prioritaire.
LIRE AUSSI : Un nouveau cadre réglementaire pour booster la production pharmaceutique en Algérie
Des normes techniques précises pour garantir la sécurité
Le décret prévoit des mesures concrètes. Il établit d’abord des spécifications techniques précises. Ensuite, il crée une liste officielle. Cette liste recense les vitamines et minéraux autorisés. Le texte fixe également leurs doses maximales. Ces détails techniques permettent un contrôle plus efficace. Ils offrent une transparence nécessaire aux acheteurs.
Cette rigueur répond à un besoin urgent. L’encadrement actuel des compléments alimentaires reste insuffisant. En Algérie, ces produits occupent une zone grise. Ils se situent à mi-chemin entre l’aliment et le produit de santé. La loi n°18-11 de juillet 2018 sert de base légale principale. Elle assimile certains compléments à des produits pharmaceutiques. Leur enregistrement reste obligatoire avant la mise sur le marché. Cette procédure garantit leur sécurité sanitaire.
LIRE AUSSI : Une nouvelle réglementation d’importation inquiète les opérateurs du secteur médical en Algérie
La lutte contre les produits contrefaits s’intensifie
La situation actuelle présente des failles. L’absence d’un cadre juridique spécifique pose problème. Le développement des ventes hors circuits contrôlés aggrave le risque. Les ventes en ligne prolifèrent sans surveillance adéquate. Ce flou juridique expose les consommateurs à des dangers. La qualité des produits varie considérablement.
Les autorités ont déjà dû intervenir par le passé. Elles ont interdit certains produits non conformes. D’autres articles s’avéraient dangereux pour la santé. Ces actions ponctuelles confirment l’existence de risques réels. La contrefaçon constitue une préoccupation majeure. Les produits falsifiés inondent parfois le marché. Les réseaux informels de distribution facilitent ces pratiques trompeuses.
La nouvelle réglementation change la donne. Elle offre aux pouvoirs publics des outils légaux puissants. Les pratiques commerciales abusives seront mieux sanctionnées. Les consommateurs algériens gagneront en confiance. La santé publique reste au cœur de cette réforme stratégique. Le secteur des compléments alimentaires entre dans une ère de responsabilisation.
LIRE AUSSI : Nouvelles mesures pour sécuriser la chaîne du médicament en Algérie