Le secteur de la santé traverse actuellement une zone de turbulences. Un exemple frappant illustre cette crise sans précédent.
Le Centre de lutte contre le cancer de Draâ Ben Khedda fait face à une situation inquiétante. Le service de radiothérapie se trouve actuellement hors service. Cette panne impacte directement la prise en charge des patients. Le manque de pièces de rechange pour les équipements médicaux constitue le cœur du problème.
Un blocage administratif paralyse les soins
La cheffe de service explique clairement les raisons de cette interruption. Un blocage administratif concerne l’importation d’une pièce technique indispensable. Cette pièce permettrait de réparer les équipements défaillants. Des malades attendent donc un traitement qui tarde à arriver.
Le centre anti-cancer de DBK accueille des patients de plusieurs wilayas. L’établissement s’est imposé comme stratégique dans la région. Pourtant, cette montée en charge a mis en lumière certaines limites techniques. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer l’état du service lors d’une rencontre. La direction a tenté de rassurer les familles. Elle affirme que tout est fait pour relancer le service. Cependant, le blocage dépasse le cadre local.
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Le ministère du Commerce pointé du doigt
La difficulté avec la radiothérapie vient principalement de l’importation des pièces. Le contrat est déjà signé entre les parties. Les procédures pour la réparation avancent normalement. L’ingénieur se trouve même sur place.
Mais le blocage se situe au niveau du ministère du Commerce et du PPI. L’hôpital n’arrive pas à faire entrer les éléments nécessaires. La responsable tient à souligner un point crucial. Ce n’est pas un problème relevant du ministère de la Santé. Les équipes médicales restent prêtes à travailler. Toutefois, l’arrivée du matériel reste freinée par ces formalités.
Une pression humaine insoutenable
La praticienne décrit une pression constante face à l’afflux de patients. L’hôpital reçoit des malades de partout. Le personnel n’a pas le droit de refuser qui que ce soit. Chaque citoyen a le droit de se faire soigner où il le souhaite.
« Nous ne pouvons pas repousser les patients, mais malheureusement, nous ne parvenons pas à satisfaire tout le monde », souligne un des médecins du centre. Certains observateurs ont décrit des malades qui patientent pour la radiothérapie comme s’ils attendaient un jugement. Cette image marque les esprits. Elle traduit l’angoisse vécue quotidiennement.
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Urgence sanitaire contre régulation économique
Au cœur de cette crise se trouve le système de procédures d’importation. Les médecins accusent ces formalités administratives de ralentir l’arrivée de matériel médical crucial. Ces démarches deviennent un véritable obstacle aux soins. La cheffe de service lance un appel urgent. Elle veut que l’on aide à obtenir d’autres accélérateurs pour la wilaya. Le message reste clair derrière ces mots. Sans équipements supplémentaires, le service restera vulnérable.
Une simplification des procédures d’importation s’impose. Cette affaire met en lumière une tension structurelle. La régulation commerciale entre en conflit avec l’urgence sanitaire. Les contrôles se justifient dans une logique économique. Néanmoins, chaque jour de retard dans un contexte hospitalier peut avoir un coût humain élevé. Parfois, ce coût devient vital. La santé publique ne doit pas souffrir de lourdeurs bureaucratiques. Il faut agir vite pour débloquer la situation.
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