L’Algérie relève aujourd’hui un défi titanesque. Le pays vise une production locale de vaccins pleinement maîtrisée. Cette ambition se concrétise jour après jour. Une course contre la montre est désormais orchestrée minutieusement. Les autorités sanitaires multiplient les initiatives pour atteindre cet objectif stratégique.
Les membres du groupe de travail national se sont réunis hier. Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a présidé cette séance importante. Ils ont fait le point sur le projet phare de la stratégie sanitaire nationale. Il s’agit de créer un centre intégré de recherche en virologie. Une usine de production de vaccins couplera ce centre de recherche.
Cette instance comprend vingt-deux experts. Ils proviennent de plusieurs départements ministériels. La Défense nationale et la Santé participent activement. L’Industrie et l’Enseignement supérieur sont aussi engagés. L’Agence nationale de sécurité sanitaire veille également au grain. Leur mission exige professionnalisme et rigueur. Le respect des standards scientifiques internationaux reste primordial.
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L’expertise du Pr Chebloune au service du groupe Saidal
Le professeur Yahia Chebloune a marqué la réunion de son empreinte. Cette figure de la virologie a présenté un exposé détaillé. Il a éclairé l’assistance sur les objectifs finaux du projet. Les derniers préparatifs techniques ont également été abordés. La nature des recherches futures est désormais claire.
Ces travaux scientifiques s’effectueront en étroite collaboration. Le groupe industriel public Saidal agit comme pivot de la production. Le Pr Chebloune confirme l’impact de ce complexe intégré. Il permettra de couvrir les besoins du marché national. Les vaccins à usage humain et vétérinaire sont visés. L’Algérie consacrera ainsi son autonomie dans ce domaine.
Une vision présidentielle pour un rayonnement continental
Ce projet ambitieux suit les orientations du président de la République. Abdelmadjid Tebboune fait de la souveraineté sanitaire une priorité nationale. Le Chef de l’État avait insisté sur cette nécessité lors de la FPA. Il veut faire de l’Algérie un pôle continental. Le pays pourra ainsi fournir l’Afrique en vaccins.
L’autosuffisance vaccinale nationale renforce la sécurité sanitaire. Cette vision cadre parfaitement avec la feuille de route du futur centre. Les autorités souhaitent accompagner les pays africains dans cette démarche.
Des opérations lancées en attendant l’infrastructure définitive
Le ministre avait levé le voile sur ce projet en février dernier. Une visite à Mostaganem avait révélé des détails clés. Un expert algérien dirigera le futur centre intégré. Il dispose de plus de 40 ans d’expérience en virologie. La production des médicaments incombe au groupe Saidal.
Les travaux pratiques et théoriques ne sont pas en suspens. Un espace provisoire a déjà été réservé pour ce centre. Il se situe au sein du Centre de recherche et développement de Saidal à Alger. Cette solution permet de lancer les premières études. Les phases de recherche débutent immédiatement. Les opérations de fabrication démarreront dans les unités existantes.
Adapter la science aux réalités épidémiologiques locales
La qualité scientifique demeure au cœur des préoccupations. Kouidri a souligné avec force cet impératif. La production nationale de vaccins doit être conforme. Elle doit correspondre à la nature des virus circulant en Algérie. Les mutations virales sont aussi prises en compte.
L’objectif garantit une efficacité maximale en prévention. Le traitement s’adapte aux réalités épidémiologiques locales. Le pays ne dépendra plus de formulations standardisées produites ailleurs. Ce projet stratégique vise à bâtir des capacités nationales avancées. Il répond aux décisions de la réunion ministérielle conjointe du 18 octobre 2025.
L’autosuffisance nationale reste le but ultime. La résilience face aux futures épidémies sera renforcée. L’Algérie promeut sa place sur la scène scientifique internationale. Le ministre a appelé à redoubler d’efforts. Il faut accélérer le rythme de réalisation. L’unification des compétences est désormais le mot d’ordre. Cette ambition deviendra une réalité tangible au service des citoyens.
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